La tragédie audiovisuelle grecque

En 2013, en pleine crise, la fermeture brutale du service audiovisuel public grec donna lieu à plusieurs mois de controverse, d'espoir et de souffrances. Le dénouement de cette tragédie, marquée par les luttes sociales et l'idée d’un service public réinventé sur fond de combat pour le contrôle du récit, condamna toute projection à l’impasse.

De mémoire, je puis dire que nous ne rencontrâmes pas un ou une journaliste qui n’admît que l’état de l’audiovisuel public était à l’image du pays et nécessitait une réforme, ou qui ne confiât qu’il avait péché sur le fond par conformisme, par complaisance ou encore par déni. Seulement, sans surprise, chacun continuait de voir midi à sa porte. L’identification et la considération des objets de critique, ainsi que les solutions préconisées, variaient sensiblement selon le régime d’interprétation des intéressés.

Dans cet article paru dans le mensuel de débat et de réflexion Le Regard Libre je reviens, à l'écrit et en images, sur quelques aspects significatifs de la crise de l'audiovisuel grecque que Clément Girardot et moi-même avions observée de près sur le terrain entre 2014 et 2015. Le numéro actuel propose un dossier intitulé « Quel service public? » destiné à accompagner la réflexion autour de la votation sur l'initiative SSR et qui contient entre autres, un grand entretien avec Pascal Crittin, directeur de la RTS, auquel j’ai participé.

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Frédéric Taddeï

frédéric taddei en portrait dans un café parisien

14.10.2024 — Paris, France — © Nicolas Brodard

«Moi qui ai la prétention de comprendre un peu mon époque, je ne me considère pas comme un réactionnaire, mais j’ai en effet des tendances réactionnaires, comme tout le monde. C’est d’autant plus vrai avec l’âge, car le monde dans lequel je vis ressemble de moins en moins à celui dans lequel j’ai grandi. Ce n’est pas pour autant que je pense que c’était mieux avant. Tout est intéressant; chaque époque l’est. Je suis ravi d’en avoir vécu plusieurs. Or, il faut les comprendre pour ne pas les subir. Sinon, on se replie dans la nostalgie. Pour ma part, j’ai l’impression de comprendre pourquoi les choses sont comme ça aujourd’hui. Il n’y a pas de jugement moral, je reste au niveau de l’analyse et j’essaie de ne pas avoir non plus de jugement esthétique.»

J'ai eu le plaisir de photographier et de contribuer à l'interview de Frédéric Taddeï — ancien animateur de la regrettée émission Ce soir (ou jamais!) et prochain directeur de Marianne — que nous avons réalisée pour Le Regard Libre.

15.11.2014 — Des médias du service public grec, français, et suisse

Dans l'émission télévisée ALLERT3 du 13 novembre 2014, Clément Girardot et moi-même avons été invités à nous exprimer sur la situation des médias du service public grec, et sur ceux de nos pays d'origine respectifs que sont la France et la Suisse.

Le magazine d'information est diffusé hebdomadairement sur ERT3, potentielle nouvelle ex-chaîne nationale du service public basée à Thessalonique, qui émet sans autorisation et sans ressources malgré le black out décrété par le gouvernement grec. Sur fond d'actions politiques partisanes, de larmes et de trahisons, nous vous expliquons tout sur le déroulement de cette tragédie médiatique dans notre prochain reportage.