La tragédie audiovisuelle grecque

En 2013, en pleine crise, la fermeture brutale du service audiovisuel public grec donna lieu à plusieurs mois de controverse, d'espoir et de souffrances. Le dénouement de cette tragédie marquée par les luttes sociales et l'idée d’un service public réinventé, sur fond de combat pour le contrôle du récit, mena à un retour à l'état initial — sans empêcher d'importantes coupes budgétaires.

De mémoire, je puis dire que nous ne rencontrâmes pas un ou une journaliste qui n’admît que l’état de l’audiovisuel public était à l’image du pays et nécessitait une réforme, ou qui ne confiât qu’il avait péché sur le fond par conformisme, par complaisance ou encore par déni. Seulement, sans surprise, chacun continuait de voir midi à sa porte. L’identification et la considération des objets de critique, ainsi que les solutions préconisées, variaient sensiblement selon le régime d’interprétation des intéressés.

Dans cet article paru dans le mensuel de débat et de réflexion Le Regard Libre je reviens, à l'écrit et en images, sur quelques aspects significatifs de la crise de l'audiovisuel grecque que Clément Girardot et moi-même avions observée de près sur le terrain entre 2014 et 2015. Le numéro actuel propose un dossier intitulé « Quel service public? » destiné à accompagner la réflexion autour de la votation sur l'initiative SSR et qui contient entre autres, un grand entretien avec Pascal Crittin, directeur de la RTS, auquel j’ai participé.

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